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Parce que les employeurs de
l’économie sociale ne peuvent pas, statutairement et
juridiquement, être représentés par le MEDEF
et que la FFP (Fédération de la Formation
Professionnelle) syndicat employeur de notre secteur, ne
peut pas, du fait de son appartenance,
représenter les employeurs de l’économie sociale.
Parce que, dans le secteur de
la formation professionnelle, on rencontre un nombre important
d’opérateurs de statut associatif ou coopératif
intervenant notamment dans le champ des politiques publiques et
que, de plus en plus, l’intervention sur fonds publics se
caractérise par une culture, des
pratiques professionnelles, une
évolution des métiers qui se distinguent par rapport à
l’activité des organismes intervenant sur fonds privés.
Parce que, sur un plan global,
les employeurs de l’économie sociale qui
représentent plus de 800 000 entreprises et près
de 12% de la population active ne sont
aujourd’hui pas reconnus formellement, ni
consultés sur les grandes réformes qui
concernent leurs secteurs d’activités. Ainsi, par exemple,
aucune représentation de l’économie sociale n’a été
sollicitée dans les concertations qui ont abouti, en décembre
2003, à l’ANI, Accord National Interprofessionnel
et, en mai 2004, à la Loi sur la Formation Professionnelle.
Parce que, au titre des
valeurs qui fondent leur action, les adhérents du SyNOFDES sont en
opposition avec la tendance de plus en plus
affirmée de la "marchandisation" de leur secteur
d’activités et avec l’inscription de la commande publique dans la
logique pure et simple du marché. Par exemple,
les appels d’offres de l’UNEDIC sur l’accompagnement des chômeurs
qui ont fait en sorte d’écarter les structures de l’économie
sociale de ce marché, ont bien démontré la nécessité
d’être organisés collectivement pour réagir
et faire valoir les droits et la légitimité
des organismes de ce secteur.
Parce que les réflexions en
cours sur l’évolution de la commande publique de
formation au niveau des régions, avec l'hypothèse de mise en place
de services publics régionaux de formation,
imposent une grande vigilance pour faire reconnaître la place et
le rôle que tiennent les organismes de l'économie sociale
entre l’Etat, les collectivités publiques, les organismes
parapublics et les opérateurs à but lucratif.
Parce que la négociation sociale
dans le secteur d’activités des adhérents du SyNOFDES ne peut
concerner uniquement les partenaires sociaux. Les
commanditaires publics (Etat, Région, Département) sont
directement impliqués dans la mesure où; ils
fixent les conditions économiques de notre
secteur. L’objectif n’est pas de changer les
règles du dialogue social mais de faire en sorte que ces trois
éléments constitutifs (employeurs, partenaires sociaux,
financeurs publics) puissent ponctuellement se
rencontrer. La commande publique ne peut pas échapper au
respect des conditions financières
minimales définies par le Ministère du Travail dans la
circulaire du 4 mai 2004.
Voilà, parmi d’autres, les principales
raisons et analyses partagées qui ont conduit à la
création du SyNOFDES comme organisation
supplémentaire et complémentaire aux
côtés d’autres réseaux déjà constitués.
Pour amplifier son action, le SyNOFDES
adhère à l’USGERES (Union des Syndicats et Groupements
d’Employeurs Représentatifs dans l’Economie Sociale) qui regroupe
déjà douze branches professionnelles
et 23 syndicats d’employeurs et qui agit pour la
reconnaissance d’un mouvement d’employeurs propre à
l’Economie Sociale. |